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Nouvelle

Une nouvelle étape franchie pour leur protection!


Vaudreuil-Dorion, le 13 avril 2023 –
La MRC de Vaudreuil-Soulanges est fière de soutenir cette démarche.

« Nous nous réjouissons du dévoilement des plans de conservation des collines montérégiennes, nous étions d’ailleurs présents lors de cette annonce. Malgré une différence géologique, la Coalition des Montérégiennes reconnaît l’importance de protéger le mont Rigaud et l’inclut dans son grand plan régional de conservation et de connectivité écologique. Étant donné sa haute valeur écologique, ses milieux naturels d’exception, son rôle d’équipement récréotouristique majeur, de même que les sommes et les efforts investis dans la préservation de cette Montérégienne, il faut soutenir toutes démarches visant à la conservation et la protection du mont Rigaud. »  mentionne M. Patrick Bousez, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges et maire de Rivière-Beaudette.

 

Saint-Jean-Baptiste, le 4 avril 2023 – Après avoir sonné l’alarme à l’automne 2021, les représentants de douze (12) organismes de conservation œuvrant pour les collines montérégiennes et le mont Rigaud se sont mis au travail sans tarder. La Coalition des Montérégiennes dévoile donc aujourd’hui les plans de conservation pour chacune des collines, sous forme de fiches synthèses, ainsi qu’un grand plan régional de conservation et de connectivité écologique qui peut être consulté sur une plateforme web interactive. L’objectif est de rallier propriétaires, municipalités, MRC et gouvernements à la mise en œuvre d’actions concrètes, pour accroître la conservation des milieux naturels et la connectivité écologique des monts Royal, Saint-Bruno, Saint-Hilaire, Rougemont, Saint-Grégoire, Yamaska, Shefford, Brome, Mégantic, ainsi que les collines d’Oka et le mont Rigaud, et ce, dès 2023.

« Les membres de la Coalition des Montérégiennes sont très reconnaissants de l’appui financier de 380 870 $ obtenu dans le cadre du programme Projet de partenariat pour les milieux naturels (PPMN) pour la réalisation de ces plans de conservation. Notre action s’inscrit dans la démarche de tous les organismes de conservation désireux d’accélérer la conservation dans le sud du Québec et d’appuyer les objectifs des instances gouvernementales et métropolitaines de protéger 30% du territoire québécois d’ici 2030 », affirme Pascal Bigras, directeur général, Nature-Action Québec.

150 MILLIONS $ POUR LA MISE EN OEUVRE DES PLANS DE CONSERVATION

S’appuyant sur des méthodes reconnues et fondées sur la science, c’est-à-dire les Standards ouverts pour la pratique de la conservation, chaque organisation s’est vouée à un exercice rigoureux pour établir un portrait actualisé des milieux naturels de chacune des collines et identifier des actions pour que la conservation des Montérégiennes soit prise en considération dans tous les aspects de l’occupation du territoire. Ce travail colossal effectué au cours de la dernière année a confirmé que les collines subissent de fortes pressions qui menacent leur intégrité écologique.

Tout ce qui doit être protégé a été identifié. Les cibles de protection concernent autant les massifs forestiers, les milieux humides, les milieux aquatiques et riverains, que les milieux ouverts (prairies et friches). Les stratégies et les actions qui en découlent ont été méticuleusement évaluées, chiffrées, et dotées d’indicateurs de suivi. Ensemble, les membres de la Coalition ont évalué à 150 millions de dollars le budget nécessaire pour protéger, restaurer et connecter chacune des Montérégiennes au cours des cinq prochaines années. Rappelons que ce montant s’inscrit dans la demande globale de 750 M$ qui a été déposée par les organismes de conservation en décembre 2022 lors de la COP15.

« Fragmentation du territoire, prolifération d’espèces exotiques envahissantes comme l’agrile du frêne et le roseau commun, augmentation des activités humaines récréatives, surbroutage de la flore par le cerf de Virginie et développement urbain sont autant de menaces qui figurent tout en haut du palmarès et affectent la biodiversité des collines. Pour répondre aux problématiques, un arsenal de stratégies est mis de l’avant et doit être soutenu par des moyens financiers à la hauteur de l’emblème que représente les collines montérégiennes pour l’identité québécoise » précise Eric Malka, directeur général de Connexion Nature, l’organisation chargée de coordonner la réalisation du grand plan régional de conservation et de connectivité de l’ensemble des collines montérégiennes.

Le contrôle des espèces envahissantes, la sensibilisation de la population et des parties prenantes, le suivi des pressions sur le milieu naturel et l’identification des zones prioritaires à protéger, une meilleure protection des espèces menacées et vulnérables, la mise en place de politiques et de règlements favorables à la conservation, font partie des actions prioritaires à déployer sans tarder pour assurer la protection des écosystèmes de nos collines ainsi que les bienfaits qu’elles procurent.

UNE DÉMARCHE CONCERTÉE ET RASSEMBLEUSE

Les forces vives du milieu ont grandement contribué à la réalisation des plans de conservation des Montérégiennes, rassemblant des centaines d’intervenants, incluant municipalités, MRC, organismes sectoriels et individus. Il s’agit du premier jalon d’une démarche qui va s’échelonner sur plusieurs années et qui gagnera à être révisée et bonifiée périodiquement.

« Le dévoilement des plans de conservation ravive la motivation insufflée à la COP15 lors de l’événement Accélération de la conservation dans le sud du Québec, qui a regroupé 70 organisations. C’est à cette occasion que le gouvernement du Québec s’est engagé à réaliser des investissements historiques en faveur de la biodiversité d’ici 2030, par l’entremise du Plan Nature,afin de soutenir les initiatives de conservation dans le sud du Québec », indique Julien Poisson, directeur du sud du Québec, Conservation de la nature Canada.

« La conservation en terres privées dans le sud du Québec, là où la biodiversité est la plus riche et les pressions de développement sont les plus grandes, est au cœur des priorités du gouvernement du Québec. C’est pourquoi nous avons annoncé, lors de la COP15, un montant historique de 650 millions de dollars pour la conservation de la biodiversité. Nous devons protéger les territoires d’intérêt, qui sont près de nos villes et qui contribuent à la résilience de nos milieux de vie », mentionne Benoit Charette, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides.

La mise en œuvre des plans de conservation par la Coalition s’inscrit dans le cadre du Plan d’action pour la reconnaissance et la protection des collines montérégiennes élaboré par le groupe de travail mis sur pied par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) en 2022.

« À l’instar de la CMM, la Coalition déploie des efforts notables pour trouver les meilleurs moyens d’assurer la reconnaissance et la protection de ces collines emblématiques que sont les Montérégiennes. Nous remercions tous les membres qui ont participé à l’élaboration de ces plans de conservation, qui contribueront assurément à l’atteinte de nos objectifs, notamment ceux d’accroître la superficie du territoire métropolitain protégé et la conservation de sa biodiversité », précise Massimo Iezzoni, directeur général de la CMM.

Soulignons que les plans de conservation divulgués aujourd’hui et le plan d’action de la CMM sont des initiatives parallèles mais mutuellement bénéfiques, qui visent un objectif commun : la reconnaissance et la protection des collines montérégiennes.

DES MESURES RÈGLEMENTAIRES POUR ACCÉLÉRER LA CONSERVATION

Plusieurs actions peuvent rapidement être mises en place, et pourront porter fruit avec l’appui des instances municipales, gouvernementales (fédérales et provinciales) et de donateurs privés. Celles-ci doivent comprendre, entre autres, des mesures réglementaires ambitieuses et un financement à la hauteur des besoins du milieu. Le mouvement doit prendre de l’ampleur pour que se concrétise l’ensemble des actions prévues dans les plans de conservation et pour confirmer l’importance des Montérégiennes comme noyaux de biodiversité exceptionnels du sud du Québec.

« Nous devons rapidement changer les façons de faire, notamment en matière d’aménagement du territoire, pour réaliser des gains d’ici 2030. La Coalition invite les municipalités à être proactives, à mettre la nature au centre de leurs décisions et à intégrer les mesures proposées dans leurs outils de planification du territoire. Nous sommes heureux de travailler en ce sens avec les municipalités, mais il faut donner plus d’outils aux villes pour protéger la nature », avance Mélanie Lelièvre, directrice générale, Corridor appalachien, un organisme œuvrant en collaboration avec les partenaires des monts Brome et Shefford.

LA POPULATION INVITÉE À JOINDRE LE MOUVEMENT

La Coalition des Montérégiennes invite la population à rejoindre les milliers de bénévoles impliqués dans leur communauté, que ce soit auprès des organismes de conservation, des groupes de citoyens ou d’autres alliés qui y consacrent déjà temps et énergie. Des gestes simples qui ont une grande portée :

  • Soyez écoresponsables : adoptez des pratiques écoresponsables en nature ;
  • Impliquez-vous : participez aux corvées et aux activités de mise en valeur du territoire et donnez du temps à un organisme de conservation près de chez-vous ;
  • Faites un don à la nature : appuyez les efforts de conservation en contribuant financièrement aux organismes locaux ;
  • Parlez-en : soyez des acteurs de changement en sensibilisant votre entourage et les élu.e.s à l’importance de la protection des collines montérégiennes.

Les collines montérégiennes marquent le paysage de la région métropolitaine, de la Montérégie et de l’Estrie et bien au-delà. Elles font partie du quotidien de plus de la moitié de la population québécoise. Il est temps de s’en préoccuper et d’agir.

CITATIONS DES MEMBRES DE LA COALITION

« Les collines d’Oka sont inestimables pour le patrimoine et la biodiversité de la région. La réalisation de ce plan renforce les efforts de conservation des partenaires du secteur et pose un jalon de plus pour relier le parc national d’Oka au parc national du Mont-Tremblant par un réseau d’éco-corridors et d’aires protégées », Marilou Deschênes, coordonnatrice des programmes et du financement, Éco-corridors laurentiens.

« Ce plan est un outil mobilisateur et concret, qui permettra de protéger et mettre en valeur la richesse fragile de la montagne, car plus que jamais, la résilience écologique et surtout la connectivité des boisés du mont Royal seront tributaires des efforts entrepris par l’ensemble des parties prenantes dans les prochaines années», Hélène Panaïoti, directrice générale, Les Amis de la montagne.

« Nous comptons collaborer étroitement avec les municipalités, MRC et autres partenaires pour accélérer la conservation et augmenter la superficie des milieux naturels protégés entourant le Parc national du Mont-Saint-Bruno, un territoire qui subit de fortes et multiples pressions. », Bryan Osborne, vice-président, La Fondation du Mont-Saint-Bruno.

« Avec ce plan de conservation, CIME élargit son éventail d’outils pour poursuivre sa mission de conservation du mont Saint-Grégoire, dont 25 % de la superficie est actuellement protégée à perpétuité, tout en conciliant l’accessibilité et le maintien de l’intégrité écologique du milieu », Renée Gagnon, directrice générale, CIME Haut-Richelieu.

« L’Association du Mont Rougemont, dont le territoire est entièrement privé, a déployé des efforts considérables de concertation lors de la réalisation de ce plan de conservation afin de cerner les enjeux soulevés par les propriétaires terriens et de les mobiliser en faveur des objectifs de conservation », Pierre Pontbriand, coordonnateur, Association du Mont Rougemont.

« Le mont Yamaska, entièrement situé sur des terres privées qui appartiennent à plus de 170 propriétaires, fait l’objet de diverses démarches de conservation volontaire depuis 2007, une avenue qui continuera à être porteuse pour la protection de ses milieux naturels », Martine Ruel, directrice générale Fondation SETHY – Pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska.

« La Société de conservation du Mont Brome, avec la collaboration essentielle de la Ville de Bromont et des partenaires du milieu, poursuit ses efforts pour accroître la superficie des milieux naturels de grande valeur écologique à protéger sur le territoire. Le plan de conservation est un outil de mobilisation majeur pour orienter les interventions autour de notre objectif commun : conserver à perpétuité 20 % du territoire de Bromont », Camil Poulin, président de la Société de conservation du Mont Brome.

« Le massif du mont Mégantic présente un important couvert forestier et une faible urbanisation de son milieu environnant, ce qui lui offre une situation avantageuse, mais la volonté de maintenir son intégrité écologique, en particulier sur son pourtour, et de s’insérer dans le plan régional de conservation des Montérégiennes demeure primordiale », Stéphane Tanguay, directeur, Nature Cantons-de-l’Est.


À PROPOS DE LA COALITION DES MONTÉRÉGIENNES

La Coalition des Montérégiennes a pour mission de protéger et faire reconnaître les collines montérégiennes et leurs corridors de connectivité tant pour leur valeur de conservation intrinsèque que pour les services écologiques qu’elles procurent et leur rôle comme pôle d’attractivité. Le territoire couvert par la Coalition s’étend sur 250 km, incluant, en tout ou en partie, 30 municipalités et 12 entités administratives régionales (11 MRC et la Communauté Métropolitaine de Montréal) sur une superficie totale de près de 120 000 ha.

À PROPOS DE CONSERVATION DE LA NATURE CANADA

Conservation de la nature Canada (CNC) est la force rassembleuse au pays pour la sauvegarde de la nature. Par la conservation permanente de vastes territoires, CNC apporte des solutions à la double crise du déclin rapide de la biodiversité et des changements climatiques. Partenaire de confiance, CNC œuvre aux côtés de particuliers, de communautés, d’entreprises et de gouvernements afin de protéger et veiller sur nos aires naturelles les plus importantes. Depuis 1962, CNC a mobilisé la population canadienne pour conserver et restaurer plus de 15 millions d’hectares. Au Québec, près de 50 000 hectares ont été protégés. CNC est un organisme de bienfaisance enregistré. Avec la nature, CNC crée un monde prospère. Pour en savoir plus : https://www.natureconservancy.ca/fr/

À PROPOS DU PROJET DE PARTENARIAT POUR LES MILIEUX NATURELS

Le Projet de partenariat pour les milieux naturels (PPMN) est une subvention de plus de 53 millions de dollars échelonnée sur quatre ans, accordée par le gouvernement du Québec à Conservation de la nature Canada. Il prévoit, par l’établissement de partenariats financiers avec les organismes de conservation de la province, un soutien à la réalisation d’initiatives de conservation volontaire en vue d’assurer la protection de milieux naturels d’intérêt. Le PPMN vise ainsi à développer et à consolider le réseau québécois d’aires protégées situées en terres privées.

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