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Environnement

Réduire les gaz à effet de serre (GES) dans Vaudreuil-Soulanges

La MRC de Vaudreuil-Soulanges se préoccupe des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur son territoire. Elle souhaite participer et contribuer activement aux efforts du Québec, du Canada et d’ailleurs dans le monde pour lutter contre les changements climatiques. Depuis 2017, la MRC de Vaudreuil-Soulanges est devenue membre du programme des Partenaires dans la protection du climat (PPC), un programme de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) sur l’atténuation des gaz à effet de serre (GES). Un inventaire des émissions de GES a été effectué sur le territoire de Vaudreuil-Soulanges selon les données de 2016, ce qui a permis de compléter l’étape 1 du programme PPC.
Afin de compléter l’étape 2 et l’étape 3 du programme PPC, des consultations ont été tenues auprès des municipalités, des élus et des parties prenantes de la région. Ces consultations, y compris un forum, ont permis de déterminer l’objectif régional de réduction des émissions GES et d’élaborer le plan d’action régional de réduction des GES. Plus de 400 avis des parties prenantes des 23 municipalités, des groupes d’intérêts économiques, sociaux, culturels et environnementaux ont été pris en compte tout au long du processus de consultations (rencontres, sondage en ligne et forum) de 2018 à janvier 2019.

La MRC de Vaudreuil-Soulanges se donne, d’ici 2026, un objectif de réduction de 13 % des émissions de GES par rapport à 2016 (année de référence). L’objectif régional consiste à réduire de 100 000 tonnes de CO2 équivalent pour 2026 (année cible) selon les émissions totales de GES en 2016.

Action 1 – Marche au ralenti

L’écoconduite est une approche de conduite qui permet la réduction de la consommation de carburant par diverses mesures. Parmi celles-ci se trouve la diminution de la marche au ralenti qui consiste à réduire le temps où le moteur tourne sans que la voiture soit en mouvement. Ce geste permet aux citoyens de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) sans avoir à limiter leurs distances de déplacement, tout en occasionnant des économies sur la consommation d’essence et de diesel.

À quoi ça équivaut ?

En moyenne, un véhicule qui marche au ralenti pendant 10 minutes aura consommé 0,3 litre de carburant fossile. Les Canadiens laissent en moyenne leur moteur tourner au ralenti pendant 7 minutes par jour. 1 Ainsi, 77 litres par an par conducteur sont gaspillés et chaque litre d’essence consommé produit 2,3 kgCO2éq. La MRC de Vaudreuil-Soulanges compte environ 114 000 conducteurs2, ce qui représente plus de 20 000 tCO2éq par année émises par des véhicules qui marchent au ralenti. Au Canada, une voiture parcourt en moyenne environ 13 000 km par année3 et émet 0,236 kgCO2éq/km4, ce qui équivaut à environ 3 000 kgCO2éq. Si tous les conducteurs de la MRC coupaient leur moteur, ce serait l’équivalent d’enlever 6 600 voitures sur les routes !

Vrai ou faux ?

Il est nécessaire de laisser mon véhicule en marche au ralenti pour réchauffer le moteur en hiver.

FAUX, la marche au ralenti n’est pas efficace pour chauffer le moteur. Lors de grand froid, une marche au ralenti d’environ 2 à 3 minutes suffit. Au-delà de ce délai, le véhicule peut être chauffé en le faisant rouler à vitesse réduite. Un chauffe-moteur peut également être utilisé. 1

Il est préférable de redémarrer mon véhicule plutôt que de le laisser en marche au ralenti.

VRAI, on estime qu’au-delà d’une minute de marche au ralenti, la consommation d’essence d’un moteur tournant au ralenti est supérieure à celle d’un démarrage. En incluant les coûts associés à l’usure des pièces, après de 10 secondes d’arrêt, il devient avantageux de couper son moteur. 1

L’usage de la climatisation n’a pas d’impact sur ma consommation de carburant.

FAUX, diminuer l’usage de la climatisation en voiture est l’une des techniques d’écoconduite qui permet de réduire la consommation de carburant et de minimiser son empreinte écologique, tout comme réduire sa vitesse, éviter les charges inutiles et faire un bon entretien de son véhicule. 5

Sources
  1. Ressources naturelles Canada, 2017. Marche au ralenti — Foire aux questions https://www.rncan.gc.ca/energie/efficacite/collectivites-infrastructures/transports/ralenti/4464
  2. Société de l’assurance automobile du Québec, 2021. Bilan routier, parc automobile et permis de conduire 2020. https://saaq.gouv.qc.ca/fileadmin/documents/publications/espace-recherche/dossier-statistique-2020-bilan-routier.pdf
  3. Ressources naturelles Canada, 2022. Base de données nationale sur la consommation d’énergie — Tableau 21 : Variables explicatives des voitures https://oee.nrcan.gc.ca/organisme/statistiques/bnce/apd/showTable.cfm?type=CP&sector=tran&juris=qc&rn=21&page=0
  4. Gouvernement du Québec, 2004, La réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’aménagement du territoire. https://www.mamh.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/amenagement_territoire/documentation/guide_reduction_gaz.pdf
  5. Société de l’assurance automobile du Québec. Sur la route, prenez le temps de ralentir. https://saaq.gouv.qc.ca/fileadmin/documents/publications/trucs-ecoconduite-ralentir.pdf

Action 2 – Covoiturage

Puisque le transport équivaut à 76 % des émissions de la collectivité de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, le covoiturage s’avère une option de choix quant aux efforts visant à minimiser les émissions de gaz à effet de serre (GES). Sur le territoire, une grande partie des déplacements pendulaires s’effectuent vers Montréal, ce qui représente une opportunité afin de combiner les déplacements plus facilement. Le covoiturage est une pratique qui diminue la consommation d’essence en réduisant le nombre de véhicules sur les routes. En plus de baisser les émissions de GES liées au transport, cela permet d’économiser sur les frais d’utilisation d’un véhicule et de stationnement. En plus d’avoir un impact positif sur l’environnement en réduisant les GES liées au transport, le covoiturage a également des bienfaits sur :

  • La santé en réduisant le stress lié à la conduite et en permettant de créer des liens avec d’autres usagers de la route;
  • Les frais d’utilisation d’un véhicule, d’essence et de stationnement;
  • La gestion de temps en contribuant progressivement à une circulation plus fluide grâce à la réduction des véhicules présents sur les routes tout en pouvant bénéficier des voies réservées au covoiturage.

À quoi ça équivaut ?

La MRC de Vaudreuil-Soulanges compte environ 114 000 conducteurs1 qui parcourent en moyenne 22 km par jour pour se rendre au travail. Si ceux-ci commençaient à covoiturer 2 jours par semaine pendant 50 semaines par année, et qu’une voiture émet 0,236 kgCO2éq/km/passager en auto solo2, on pourrait réduire de 30 000 tCO2éq les émissions de GES de la MRC chaque année. Un vol aller-retour Montréal-Paris émet 1,5 tCO2éq/passager3, compte environ 440 places4 et est rempli en moyenne à 80 % 5, ainsi, le vol d’un avion émet 528 tCO2éq par vol. Opter pour le co-voiturage permet d’éviter les émissions associées à l’équivalent de 51 vols par année.

Vrai ou faux ?

Il existe peu d’outils et de moyens afin de rendre le covoiturage flexible et pratique.

FAUX, le covoiturage est organisé de plusieurs manières dans le but d’accommoder les covoitureurs. L’horaire, la fréquence, la rotation des chauffeurs, les outils de communication et les cas imprévus sont définis à l’avance. De plus, le covoiturage peut sauver du temps de transport grâce aux voies réservées. 6 La plateforme Embarque Montérégie peut être utilisée pour trouver des opportunités de covoiturage dans la région. D’autres plateformes sont disponibles, notamment Amigo Express, Covoiturage.ca et Netlift qui est spécialisé pour les entreprises.

En tant qu’employeur, je peux inciter les membres de mon personnel à covoiturer.

VRAI, un employeur peut inciter son personnel au covoiturage en ajoutant des places de stationnement dédiées aux covoitureurs, mettre en place un outil facilitant l’organisation de covoiturage à l’interne et offrir un incitatif financier. 7

 

Autres que le covoiturage, plusieurs options existent pour réduire les émissions de GES liées au transport.

VRAI, de nombreuses actions existent telles que le transport actif qui, lorsque possible, implique des déplacements à la marche ou à vélo. En plus de réduire les émissions de GES, cela apporte des bénéfices sur la santé mentale et physique. Le transport en commun s’avère également être une solution intéressante, tout comme l’usage de véhicule électrique qui permet la réduction quasi complète des émissions liées à l’utilisation d’une voiture.

Sources
  1. Société de l’assurance automobile du Québec, 2021. Bilan routier, parc automobile et permis de conduire 2020. https://saaq.gouv.qc.ca/fileadmin/documents/publications/espace-recherche/dossier-statistique-2020-bilan-routier.pdf
  2. Gouvernement du Québec, 2004. La réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’aménagement du territoire. https://www.mamh.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/amenagement_territoire/documentation/guide_reduction_gaz.pdf
  3. Le Devoir, 2006. Un tour en avion, une bonne dose de pollution https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/113142/un-tour-en-avion-une-bonne-dose-de-pollution
  4. Airbus. A330-300. https://aircraft.airbus.com/en/aircraft/a330/a330-300
  5. Organisation de l’aviation civile internationale, 2018. ICAO Carbon Emissions Calculator Methodology – Version 11. https://www.icao.int/environmental-protection/CarbonOffset/Documents/Methodology%20ICAO%20Carbon%20Calculator_v11-2018.pdf
  6. Équiterre. Créer un groupe de covoiturage. https://legacy.equiterre.org/sites/fichiers/divers/fiche_creerungroupecovoiturage.pdf
  7. Mobili-T. Pour une mobilité durable sur le territoire de la communauté métropolitaine de Québec — Guide de bonnes pratiques à l’intention des générateurs de déplacements. https://mobili-t.com/wp-content/uploads/2019/11/Guide_bonnes_pratiques_mobilite_durable.pdf

Action 3 – Collecte des matières organiques

L’enfouissement des matières résiduelles représente 2,4 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du territoire de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. La dégradation des matières organiques enfouies émet des GES qui produisent du méthane (CH4). Considérant que le méthane a un potentiel de réchauffement climatique 28 fois supérieur à celui du CO2, l’option de valorisation des matières organiques par le compostage permet d’éviter une quantité importante de ces émissions1. De plus, le composte peut être réutilisé dans les champs en substitut aux engrais chimiques, évitant ainsi les GES émient lors de la production de ces derniers.

À quoi ça équivaut ?

Le détournement d’un kilogramme de matières résiduelles de l’enfouissement par le compostage permet de réduire de 0,232 kgCO2éq les émissions issues de la gestion des matières résiduelles2. Environ 23 000 tonnes de matières résiduelles3 peuvent être détournées sur le territoire de la MRC, ainsi, 5 336 tCO2éq peuvent être évitées. Un arbre peut séquestrer environ 225 kgCO2éq au cours de sa vie4. Détourner toutes les matières organiques de l’enfouissement sur le territoire de la MRC de Vaudreuil-Soulanges équivaut donc à planter environ 23 700 arbres chaque année.

Vrai ou faux ?

Que les matières organiques soient enfouies ou compostées, il n’y a pas d’impact sur les GES.

FAUX, les sites d’enfouissement produisent 25 % de pertes de méthane lorsqu’un système de captage est en place6, alors que le composte émet peu de méthane puisque les matières organiques sont retournées lors du processus de compostage.

L’ajout de camions de collecte sur les routes annule les bienfaits du compostage concernant les GES.

FAUX, les émissions issues du transport des matières organiques représentent seulement environ 1 % des émissions, si ces matières étaient envoyées à l’enfouissement, alors que le compostage des matières organiques pourrait les réduire de 28 %. De nombreux projets de compostage ont entraîné des réductions importantes des émissions de GES. 5

 

 

 

 

Laisser les rognures de gazon ou les feuilles mortes sur son terrain (herbicyclage et feuillicyclage) peut contribuer à la réduction des émissions de GES liées à la gestion des matières résiduelles.

VRAI, certains gestes simples tels que l’herbicyclage ou le feuillicyclage, limiter le gaspillage alimentaire ou utiliser un composteur domestique afin de composter soi-même ses matières organiques sont tous des actions qui peuvent contribuer à la réduction des GES en diminuant les matières envoyées à l’enfouissement et même au compostage.

Les matières organiques collectées produisent du composte qui peut apporter des bienfaits pour le milieu agricole et pour les citoyens.

VRAI, le composte peut être utilisé comme engrais naturel qui améliore la qualité du sol grâce aux nutriments provenant de la matière organique, servant tant au milieu agricole, qu’aux citoyens, lorsque redistribué par les villes et municipalités.

 

Sources
  1. Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), 2022. Page 16. https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_Chapter07_SM.pdf
  2. Calcul par Enviro-accès.
  3. Donnée de la MRC de Vaudreuil-Soulanges.
  4. TreeCanada, 2008. This is your car’s best friend – What Trees Can Do to Reduce Atmospheric CO2. https://treecanada.ca/wp-content/uploads/2017/10/Guide-1-EN-Trees-reduce-C02.pdf
  5. Recyc-Québec, 2017. Mythes et réalités sur les matières organiques. https://www.fqm.ca/wp-content/uploads/2017/09/HH-Mythes_et_realites.pdf
  6. Recyc-Québec. Bilan net d’émissions de gaz à effet de serre. https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/municipalites/matieres-organiques/recyclage-residus-verts-alimentaires/implanter-optimiser-collecte/bilan-emissions-ges